Saint Georges terrassant le dragon, signé Mûsâ ibn Stephan
Syrie ottomane, Alep, daté 1699
Carreau de format carré, en céramique siliceuse à décor peint en polychromie sous glaçure incolore. La scène centrale représente Saint Georges sur un cheval blanc plantant sa lance dans un dragon, sous les yeux d’une princesse qui allait lui être livrée. Bordure de losanges et cartouche épigraphié indiquant « ‘amal Mûsâ ibn Istifan fi madina Halab sana 1699 » (œuvre de Musa ibn Stephan dans la ville d’Alep, année 1699). Le carreau est maintenu par des baguettes dans un cadre en bois dans lequel il est mobile. Ancienne étiquette au revers donnant la traduction de l’inscription.
État : intact.
Provenance : collection particulière, Tarn-et-Garonne
15,5 x 15,5 cm
Expert : Laure Soustiel (expert SFEP) Tel: 06 09 47 27 31 laure@soustiel.com
Demande de certificat d’exportation pour un bien culturel en cours, sous le n°12503976.
En cas de sortie du territoire européen, un certificat de réexportation, à la charge de l’acquéreur, sera nécessaire. Ce dernier doit également se renseigner au préalable sur la législation en vigueur dans le pays de destination.
Ce carreau fait partie d’un groupe de carreaux chrétiens commissionnés à Alep en 1699, dont plusieurs sont aujourd’hui conservés dans divers musées à travers le monde. Illustrant systématiquement les deux mêmes scènes – l’autre représentant le Prophète Elie sur le Mont Carmel – ces carreaux se caractérisent par leur signature identique « œuvre de Mousa ibn Stephan » et par leur bordure à motifs tressés ou de losanges, qui ceinture indifféremment l’une ou l’autre de ces scènes. Quant à leurs dimensions, elles varient entre 15 et 20,5 cm de côté environ.
Liste non exhaustive de carreaux ornés de la scène au Saint Georges : Musée du Louvre, Paris (15,2 cm, inv. MAO 2292) ; Keir Collection (20,5 cm, inv. K.1.2014.950.1 et K.1.2014.1333) ; Musée de l’Hermitage, Saint Pétersbourg (19,2 x 19,4 cm, inv. VГ-1477) ; Musée des Arts Appliqués, Budapest (15 x 15,3 cm, inv. 64.93.1). D’autres sont également passés en vente publique. Une paire de carreaux de cette série était récemment exposée à Paris (Laure Soustiel, L’Or et l’Orient, Editions Roxelane, 2024, cat. 12- 13, pp. 48-51).
Ces carreaux ont été très probablement utilisés comme des icônes, c’est-à-dire des images sacrées fixes ou portatives, accrochées dans les églises ou maisons privées, servant de supports à la prière. Leur but précis et la date de 1699 restent encore à être éclaircis. Lire à ce sujet l’article de Iván Szántó, « Warrior under the Glaze: A Ceramic Panel from Ottoman Aleppo », in: More modoque. Die Wurzeln der europäischen Kultur und deren Rezeption im Orient und Okzident. Festschrift für Miklós Maróth zum siebzigsten Geburtstag, Argumentum, Budapest 2013, pp. 369-75.















